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Santé

Incontinence par impériosité : définition, cause, symptômes, traitement

L’incontinence par impériosité se manifeste par un besoin soudain d’uriner. Dans l’incontinence par impériosité, la vessie se contracte alors qu’elle ne le devrait pas, ce qui entraîne un petit écoulement incontrôlé par le sphincter vésical. Cette condition est également appelée hyperactivité vésicale, spasmes vésicaux, vessie irritable ou instabilité du détrusor.

Même s’il s’agit d’une condition fréquente, susceptible d’affecter n’importe qui, les femmes et les personnes âgées courent un risque accru de la développer.

Il est important de garder à l’esprit que l’incontinence par impériosité n’est pas, en soi, une maladie. Il s’agit d’un symptôme d’un style de vie inadapté ou d’un problème d’ordre médical ou physique.

L’incontinence par impériosité s’inscrit dans un cadre plus large d’incontinence urinaire. Il existe diverses formes d’incontinence urinaire, allant de l’émission de petites quantités d’urine à l’hyperactivité de la vessie. Un médecin peut diagnostiquer le type de votre incontinence, ainsi que sa cause, et vous proposer de possibles options de traitement.

Le médecin ne sera pas en mesure d’identifier de nombreux cas d’incontinence par impériosité. Au nombre des causes potentielles pourraient figurer :

  • une infection vésicale ;
  • une inflammation vésicale ;
  • des calculs vésicaux ;
  • une obstruction de l’ouverture vésicale ;
  • une prostate dilatée (chez les hommes) ;
  • un cancer de la vessie ;
  • des maladies du système nerveux (telles que la sclérose en plaques) ;
  • une lésion du système nerveux (telle qu’un accident vasculaire cérébral (AVC) ou un traumatisme de la moelle épinière).

Bien souvent, l’incontinence par impériosité n’est qu’un inconvénient qui ne nécessite pas de consulter un médecin. Lorsque néanmoins elle fait obstacle à vos activités quotidiennes, consultez votre médecin pour étudier avec lui les options de traitement et d’autres manières de gérer votre condition.

Les traitements sont divers et dépendent des spécificités de vos symptômes et de votre condition. Le plan de traitement de chaque patient sera légèrement différent. En général, votre médecin va commencer par essayer des traitements comportementaux, tels qu’une rééducation vésicale ou des exercices de Kegel.

Si vous êtes atteint(e) d’une incontinence par impériosité grave, faites-vous soigner immédiatement. Il est possible que vos symptômes signalent une infection, une inflammation, une occlusion ou des calculs vésicaux ou rénaux. Entre autres symptômes à surveiller figurent :

  • des douleurs pelviennes (bas-ventre) ;
  • une sensation de douleur ou de brûlure lors de la miction ;
  • des symptômes qui perdurent plusieurs jours.

La plupart des personnes atteintes d’incontinence par impériosité peuvent mener une vie normale sans traitement. Cette condition peut néanmoins affecter votre vie quotidienne et il est possible que vous souhaitiez essayer certaines des options de traitement de l’incontinence par impériosité.

Certains traitements sont auto-administrés et peuvent être mis en œuvre à domicile. D’autres requièrent l’aide de votre médecin.

Peut-être souhaiterez-vous essayer certains remèdes à domicile suivants :

Modifications de votre régime alimentaire : Ils peuvent réduire l’irritation de votre vessie. Limitez votre consommation d’alcool, de caféine et d’autres aliments irritants épicés, acides ou très sucrés. Efforcez-vous également de perdre du poids, si vous êtes en surpoids, ou d’adapter votre style de vie au profit d’habitudes plus saines.

Exercices de Kegel : Il s’agit d’ordinaire de la première option de traitement de l’incontinence urinaire. Le processus vise à développer les muscles contribuant à la miction, et notamment ceux du plancher pelvien.

Efforcez-vous de contracter le plancher pelvien cinq à 10 secondes, puis demeurez au repos durant la même période. Le mouvement de contraction du plancher pelvien équivaut à arrêter le flux d’urine au cours d’une miction. Si vous n’êtes pas certain(e) de pratiquer cet exercice convenablement, efforcez-vous d’interrompre l’écoulement de l’urine en cours de miction. L’exercice de Kegel devrait reproduire cette sensation d’interruption de l’écoulement de l’urine.

Le simple fait de vous concentrer sur la région du plancher pelvien et de le contracter fera fonctionner les muscles adéquats. Répétez la séquence autant de fois que possible, au moins trois fois par jour. Les exercices de Kegel peuvent être pratiqués à tout moment et en tout lieu. Sous supervision médicale, vous pouvez utiliser des Kegelcones, c’est-à-dire, des cônes de poids variables retenus dans le vagin par contraction du plancher pelvien. Au fur et à mesure que les muscles se développeront, vous utiliserez des poids plus lourds.

Il existe également une version électrique des exercices de Kegel. Dans ce cas, une sonde est insérée dans le vagin ou l’anus et envoie des chocs aux muscles du plancher pelvien. Ce dispositif contribue à les renforcer. Plusieurs mois et de multiples traitements peuvent cependant être nécessaires pour obtenir un résultat.

Rééducation de la vessie : Celle-ci est destinée à renforcer les muscles utilisés pour la miction. L’une des techniques employées pour cela consiste à uriner chaque jour uniquement à des heures déterminées. Vous ne pouvez uriner le reste du temps, même si vous éprouvez un besoin urgent.

Initialement, l’intervalle entre les mictions sera d’une heure. Celles-ci seront ensuite espacées de demi-heure en demi-heure jusqu’à ce que vous atteigniez trois à quatre heures sans fuite. Le report de la miction en cas d’envie d’uriner peut également être utile. Il permet de renforcer votre capacité à retenir l’urine. Vous pouvez également essayer d’uriner, puis de recommencer immédiatement après, afin d’apprendre à vider complètement votre vessie.

Changements de style de vie : Les changements ci-après peuvent également contribuer à soulager cette condition : Efforcez-vous de consommer plus de fibres pour prévenir une constipation susceptible d’entraîner une pression sur la vessie. Vous pouvez également cesser de fumer pour réduire votre toux.

Vous pouvez essayer de porter un tampon absorbant pour les activités ayant pour effet d’accroître les fuites.

Votre médecin peut également vous fournir un dispositif à insérer dans l’urètre ou un pessaire. Il s’agit en général de tampons de petite taille susceptibles d’être insérés dans l’urètre avant des activités spécifiques propres à entraîner un écoulement incontrôlé. Ils ne sont pas destinés à un usage quotidien. Un pessaire est mis en place à l’intérieur du vagin dans le but de contribuer à soutenir la vessie et à limiter les écoulements intempestifs d’urine. Il peut être porté toute la journée et mis en place par la patiente elle-même.

Il est possible que votre médecin vous propose d’autres options, telles qu’un traitement médicamenteux ou une intervention chirurgicale, dans le but de développer la force musculaire et d’améliorer le fonctionnement du sphincter. Le médecin peut s’entretenir avec vous de multiples options chirurgicales. Au nombre de celles-ci pourront figurer les suivantes :

Implants à base de collagène : ces injections dans la paroi urétrale contribuent au contrôle des écoulements urinaires involontaires dus à l’affaiblissement des muscles du sphincter vésical. Il s’agit d’une option relativement simple et efficace de traitement de l’incontinence urinaire.

Neuro-stimulateurs : ces petits dispositifs ressemblent à des stimulateurs cardiaques. Le dispositif est placé sous la peau d’une fesse et relié aux nerfs sacrés. L’appareil émet des micro-pulsations qui sont envoyées au nerf dans le but de contribuer au bon fonctionnement de la vessie.

Cathéters : Il existe une autre option de traitement domestique, plus particulièrement destinée aux personnes atteintes de miction par regorgement. Le médecin vous indiquera comment mettre en place le cathéter qui va vous aider à vider entièrement votre vessie lors de la miction.

Bandelette vaginale sans tension : ce système est utilisé pour combattre l’incontinence urinaire chez les femmes lorsque celle-ci est causée par le stress. Un morceau de bandelette synthétique est mis en place sous l’urètre et ajusté pour tenir compte de la tension, afin d’éviter les écoulements incontrôlés intempestifs. Il est probable que cette intervention aura pour effet de réduire les fuites. Les résultats ne sont néanmoins pas permanents.

Procédures de mise en place d’une bandelette sous-urétrale : Du tissu (prélevé sur le patient ou synthétique) est utilisé pour réaliser une bandelette de soutien du col vésical, au niveau duquel l’urètre est connecté à la vessie, aux muscles du bas ventre. Cette procédure contribue à fermer l’urètre. Elle est employée pour traiter l’incontinence urinaire féminine causée par le stress. Il est probable que cette intervention aura pour effet de réduire les fuites. Les résultats ne sont néanmoins pas permanents.

Sphincters artificiels gonflables : ces dispositifs de synthèse contribuent au contrôle des fuites urinaires causées par une incontinence due au stress. Lorsque vos sphincters ne fonctionnent pas bien, ils peuvent être remplacés par des sphincters artificiels. Il est probable que cette intervention aura pour effet de réduire les fuites. Les résultats ne sont néanmoins pas permanents.

Suspension urétrale rétro-pubienne : Cette intervention contribue au contrôle des fuites urinaires causées par une incontinence due au stress. Elle implique le resserrement de l’urètre et du col de la vessie (l’endroit où l’urètre rejoint la vessie), afin que la quantité d’urine qui s’écoule soit moindre. Il est probable que cette intervention aura pour effet de réduire les fuites. Les résultats ne sont néanmoins pas permanents.

L’incontinence d’impériosité étant d’ordinaire une pathologie chronique sans complications graves, les risques associés à un défaut de traitement sont rares. Dans la mesure où votre incontinence d’impériosité ne s’accompagne pas d’autres symptômes, tels que des douleurs ou brûlures, le risque est faible.

Lorsque cette incontinence est causée par une infection, des calculs ou une inflammation, consultez un médecin. L’infection pourrait gagner les reins ou d’autres régions du corps.

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