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Santé

Toxicomanie : définition, cause, symptômes, traitement

Il y a toxicomanies lorsque la personne n’est pas en mesure de contrôler sa consommation de médicaments sur ordonnance, ou utilise des substances illégales jusqu’à ce qu’elles interfèrent avec votre aptitude à fonctionner. Selon les instituts nationaux américains (National Institutes of Health), environ 40 millions de pathologies et de blessures graves résultent de l’abus de drogues aux États-Unis (NIH). Les toxicomanies entraînent d’autres problèmes de santé publique, notamment :

  • conduite en état d’ivresse ou sous l’effet de substances toxiques ;
  • violence ;
  • tensions familiales ;
  • maltraitance à enfants.

Les toxicomanes qui s’administrent des drogues en intraveineuse sont également exposés à un risque de contamination et de propagation de maladies infectieuses, notamment le VIH/SIDA et les hépatites. L’addiction implique de nombreux facteurs sociaux et biologiques, mais des traitements sont disponibles. La prévention et l’éducation sont les meilleurs moyens de mettre un terme aux toxicomanies.

Abus de drogues courants

L’achat et la consommation d’alcool (présent dans la bière, le vin et les liqueurs) sont légaux pour les adultes de plus 21 ans. Le corps absorbe rapidement l’alcool qui passe par l’estomac et l’intestin grêle avant de pénétrer dans le flux sanguin.

Une boisson correspond à :

  • 3,5 dl de bière
  • 2,4 dl de liqueur de malt
  • 1,5 dl de vin
  • 0,44 dl de spiritueux ou liqueur spiritueux distillés à 40 pour cent d’alcool/volume

La consommation d’alcool entrave le bon fonctionnement du cerveau et des compétences motrices. L’alcool inflige des lésions à tous les organes du corps. Il peut nuire au développement du fœtus en cas de consommation par la mère pendant la grossesse.

La consommation d’alcool augmente vos risques :

  • de maladie hépatique ;
  • d’accident vasculaire cérébral ;
  • de cancer.

Il y a alcoolisme ou abus d’alcool dès lors que la consommation d’alcool affecte votre aptitude à travailler ou à entretenir des relations sociales normales. La consommation excessive (ou abus) d’alcool constitue à long terme une menace pour la santé. En 2009, une enquête menée aux États-Unis sur l’abus d’alcool et la santé (National Survey on Drug Use and Health) a permis de constater que sur une période de plus de 30 jours :

  • 51,9 % des adultes de plus de 12 ans avaient consommé de l’alcool au moins une fois ;
  • 14,7 pour cent des jeunes adultes de la tranche d’âge des 12 à 17 ans avaient consommé de l’alcool au moins une fois (DHHS, 2009).

Stéroïdes anabolisants

Les stéroïdes anabolisants sont également connus sous le nom de stéroïdes androgéniques anabolisants ou SAA

Les stéroïdes sont des substances de synthèse qui imitent la testostérone, l’hormone sexuelle mâle. Administrés par voie orale ou en injection, ils sont illégaux aux États-Unis. Les athlètes en abusent fréquemment pour renforcer leurs performances et augmenter leurs forces.

Les stéroïdes peuvent entraîner de sérieux problèmes de santé de manière permanente, notamment :

  • comportement agressif ;
  • lésions au foie ;
  • hypertension artérielle ;
  • taux de cholestérol élevé ;
  • stérilité.

Les femmes qui utilisent des stéroïdes sont confrontées à des symptômes supplémentaires, notamment :

  • pilosité faciale ;
  • changements de cycle menstruel ;
  • calvitie ;
  • voix plus grave.

Les adolescents pourront éventuellement subir les symptômes suivants :

  • retard de croissance ;
  • puberté accélérée ;
  • acné sévère.

Stupéfiants (drogues psychoactives)

Il s’agit d’un vaste éventail de substances illégales psychoactives que les jeunes adultes consomment dans les soirées, bars ou boîtes de nuits.

Ils incluent notamment :

  • Le gamma hydroxy butyrate (acide gamma-hydroxy-butyrique, GHB), ou ectasy liquide.
  • la kétamine, également désignée Special K, K, Cat Valium, et vitamine K.
  • méthylènedioxyméthamphétamine (MDMA), également désignée ecstasy , ecsta, XTC, E, drogue (ou pilule) de l’amour, Adam ou encore taz.
  • Le diéthylamide de l’acide lysergique (LSD, LSD-25) est un psychotrope hallucinogène.
  • flunitrazépam (ou rohypnol), ou Roche.

Le psychotropes et autres stupéfiants peuvent induire des sensations d’euphorie, de détachement, ou de sédation. Ce produit, également désigné rup ou roofie , est parfois utilisé par les abuseurs sexuels comme drogue de viol pour annihiler les défenses de la victime et lui faire perdre la mémoire. Ces substances peuvent provoquer des problèmes de santé mentale grave à court terme (délire, par exemple). Au nombre des problèmes de santé physique, on dénombre notamment déshydratation, accélération du rythme cardiaque, syncopes, voire décès. Elles sont particulièrement dangereuses quand elles sont mélangées à de l’alcool.

Cocaïne

La cocaïne est également désignée comme : poudre, coke, C, snow et flake

La cocaïne est une drogue puissante qui conduit à une forte addiction. Elle est vendue sous la forme d’une fine poudre blanche injectée dans les veines, reniflée par le nez ou fumée. Elle peut également être traitée en crack-cocaïne, un produit moins cher également toxicomanogène (à savoir générant une très forte dépendance). Dans ces deux formes, la cocaïne apporte au toxicomane une sensation d’euphorie et d’énergie. L’usage de la cocaïne entraîne :

  • une température corporelle élevée ;
  • une augmentation de la tension artérielle ;
  • une augmentation du rythme cardiaque.

Les consommateurs de cocaïne s’exposent aux risques suivants :

  • crise cardiaque ;
  • insuffisance respiratoire ;
  • accident vasculaire ;
  • syncopes ;
  • décès.

Une enquête menée aux États-Unis sur l’abus d’alcool et la santé (National Survey on Drug Use and Health) a révélé que 4,8 millions d’américains de 12 ans et plus avaient consommé de la cocaïne en 2009 (DHHS, 2009).

Héroïne

L’héroïne est également désignée : came, Hélène, keuch, cheval – horse, smack, brune, brown, meumeu, rabla, schnouf, poudre, peuf, meux, marron, ronron, bedi, chocolat.

L’héroïne est un opiacé illégal. Comme la morphine (qui est une drogue légale à usage médical), l’héroïne est dérivée de la graine de pavot (opium). Il s’agit d’une poudre blanche ou marron. Elle est consommée par injection intraveineuse, inhalation (fumée ou prisée) ou insufflation (sniff). Les consommateurs d’héroïne éprouvent une euphorie et une confusion mentale suivie d’un état de somnolence.

La consommation d’héroïne peut conduire à :

  • des problèmes cardiaques ;
  • des fausses couches ;
  • overdose ;
  • décès.

La consommation régulière d’héroïne entraînant une accoutumance, les toxicomanes auront éventuellement besoin de consommer davantage de cette drogue pour en ressentir les effets. Il en résulte une dépendance, ainsi que de sévères symptômes de sevrage (manque) si le toxicomane arrête de consommer cette drogue.

Produits à inhaler

Les produits inhalants sont également désignés : huffing, bagging, whippets, poppers et snappers.

Les drogues par inhalation sont des vapeurs de stupéfiants toxiques que le toxicomane inhale pour ses effets psychotropes, à savoir modifications de l’activité mentale (perception, sensations, humeur et conscience). Ces substances incluent notamment des produits de consommation courante, telle que la colle, la peinture, la laque pour cheveux, ou d’autres liquides plus légers. Les effets à court terme de ces drogues entraînent une sensation comparable à celle de la consommation d’alcool.

Les produits d’inhalation sont extrêmement dangereux, et peuvent conduire à :

  • une perte de sensation ou de conscience ;
  • une perte auditive ;
  • des spasmes ;
  • des lésions cérébrales ;
  • une insuffisance cardiaque.

En 2009, 1,2 million d’Américains, de 12 ans et plus, ont abusé de produits d’inhalation selon une enquête menée aux États-Unis sur l’abus d’alcool et la santé (National Survey on Drug Use and Health) (DHHS, 2009).

Marijuana

La marijuana est également désignée : chanvre récréatif, cannabis, pot, beuh ou herbe.

La marijuana est un mélange de fleurs (voire aussi de tiges, graines et feuilles de cannabis). Le plus souvent fumée, elle est également parfois ingérée. Elle entraîne des sensations d’euphorie, de troubles de la perception, ainsi que de difficulté à résoudre des problèmes. Il s’agit de la substance illégale la plus couramment consommée par les toxicomanes aux États-Unis. Selon une enquête menée aux États-Unis sur l’abus d’alcool et la santé (National Survey on Drug Use and Health), 28,5 millions d’Américains ont consommé de la marijuana illégalement en 2009 (DHHS, 2009). Les recherches indiquent et continuent d’étudier l’efficacité de la marijuana pour le traitement de pathologies telles que le glaucome et les effets indésirables de la chimiothérapie. Dix-sept états ont actuellement approuvé l’usage de la marijuana pour des applications médicales :

  • Alaska
  • Arizona
  • Californie
  • Colorado
  • Connecticut
  • District of Columbia
  • Delaware
  • Hawaï
  • Maine
  • Michigan
  • Montana
  • Nevada
  • New Jersey
  • New Mexico
  • Oregon
  • Rhode Island
  • Vermont
  • Washington

Méthamphétamines

Autres désignations : 222, beurre d’arachides, chalk, crank, glass, hawaiian salt, high speed, chicken feed, jib, koolaid, kryptonite, peach, pinotte, rock candy, sketch, soiks, speed, spooch, stove top, tweak, zip.

La méthamphétamine est une drogue hautement addictive étroitement liée à l’amphétamine. Il s’agit d’une poudre blanche ou jaunâtre qui est sniffée, injectée, chauffée et fumée.

Le toxicomane éprouve :

  • un éveil prolongé ;
  • une augmentation de l’activité physique, y compris ;
    • une augmentation du rythme cardiaque ;
    • une température corporelle élevée ;
    • une augmentation de la tension artérielle.

Consommée sur une longue durée, elle peut conduire à :

  • des troubles de l’humeur ;
  • des comportements violents ;
  • de l’anxiété ;
  • confusion mentale ;
  • insomnies ;
  • problèmes dentaires graves.

Médicaments sur ordonnance

Beaucoup de patients se voient prescrire des médicaments contre la douleur (antalgiques) et d’autres conditions. L’abus de médicaments sur ordonnance se définit comme la consommation de médicaments qui n’ont pas été prescrits pour vous, ou leur prise pour des motifs autres que ceux de la prescription médicale.

Il s’agit notamment des médicaments suivants :

  • opioïdes pour la gestion de la douleur (système transdermique, patch, ou timbre transdermique de fentanyl, vicodine, oxycodone, ou hydrocodone) ;
  • anxiolytiques ou somnifères (Xanax, valium) ;
  • stimulants (Ritaline, Adderall).

Les effets divergent en fonction du médicament, mais ils peuvent conduire notamment à :

  • somnolence ;
  • dépression respiratoire ;
  • ralentissement de la fonction cérébrale ;
  • anxiété ;
  • paranoïa ;
  • syncopes.

Ces substances peuvent conduire à une dépendance physique et à une addiction à long terme. En 2009, environ 20 pour cent des Américains auraient utilisé un médicament sur ordonnance pour un motif autre que médical (DHHS, 2009). L’usage illégal de médicaments sur ordonnance a augmenté au cours de ces dernières décennies. La cause en est partiellement due au fait qu’elles sont désormais largement disponibles, et que les autorités de prévention et de répression ont concentré leurs efforts sur les substances illégales.

Stades de la toxicomanie

Les spécialistes de santé publique distinguent quatre phases dans l’abus de drogues :

Utilisation expérimentale

À ce stade, la personne utilise cette drogue avec des pairs ou à des fins récréatives.

Usage régulier

À ce stade, le consommateur modifie son comportement et utilise la substance pour remédier à des sentiments négatifs.

Préoccupation quotidienne/Utilisation risquée

Le toxicomane est alors préoccupé par la drogue et ne s’intéresse plus à sa vie en dehors de la consommation de drogue.

Dépendance

Au stade de la dépendance, l’utilisateur n’est pas en mesure de se confronter à sa vie sans consommer de drogue. Les problèmes financiers et personnels s’aggravent. Des problèmes d’ordre judiciaire voient le jour, le toxicomane prenant des risques pour obtenir la drogue.

Il est important de trouver un programme qui respecte ces principes de traitement de l’addiction :

  • L’addiction est un phénomène complexe mais traitable.
  • Il n’existe pas de traitement unique et spécifique efficace pour tout le monde.
  • Les traitements sont facilement accessibles.
  • Le traitement s’attache en priorité à répondre aux multiples besoins de l’individu.
  • Il est vital de poursuivre le traitement pendant la durée requise.
  • Les besoins thérapeutiques sont évalués régulièrement, afin de s’assurer que le traitement est bien adapté au cas du patient.
  • Le traitement s’attache à soigner la santé mentale de la personne.
  • Les traitements, qu’ils soient volontaires ou pas, peuvent s’avérer efficaces.
  • La consommation de drogue fait l’objet d’un suivi pendant le traitement, les récidives (ou rechutes) étant possibles.

Les programmes de traitement doivent dépister et effectuer un suivi des maladies infectieuses, tout en assurant un conseil éducatif et informatif sur le risque. Les toxicomanes sont ainsi encouragés à agir de manière responsable afin de ne pas contracter ni propager la maladie.

Désintoxication

En fonction de la drogue pour laquelle vous souffrez de dépendance, le premier stade de traitement est fréquemment une désintoxication avec suivi médical. Cette procédure a pour objet d’éliminer la drogue du flux sanguin. Elle est suivie d’autres traitements ayant pour objet de favoriser une abstinence à long terme. Nombre de traitements impliquent un conseil individualisé ou en groupes. Ils sont administrés dans le cadre de centres de soins externes ou de programmes de rétablissement dans un établissement résidentiel de soins internes. Les médicaments aident également à réduire les symptômes de sevrage et favorisent la guérison. Dans le cadre de l’addiction à l’héroïne, par exemple, votre prestataire de soins pourra prescrire une drogue, la méthadone, pour favoriser la guérison et contribuer à gérer la phase plus intense de sevrage.

La meilleure manière d’éviter l’abus de drogue est de prévenir l’utilisation et l’addiction initiales. Les efforts s’attachent généralement en priorité à encourager les jeunes à ne pas céder à la pression de leur groupe. Les programmes de prévention locaux interviennent dans les établissements d’enseignement, auprès des enseignants, ainsi qu’auprès des membres de la communauté locale pour éduquer et fournir information et assistance.

Les parents jouent un rôle crucial dans la prévention de la toxicomanie chez les enfants. Ils peuvent :

  • parler ouvertement avec les enfants des questions liées à la consommation de drogues ;
  • s’informer sur les drogues et l’abus de substances illicites ;
  • créer une cellule familiale solide qui apporte un environnement favorable au développement des enfants.

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