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Santé

Tumeur cérébrale : définition, cause, symptômes, traitement

Une tumeur cérébrale est un amas (ou une masse) de cellules anormales situées dans le cerveau. Le crâne est une structure extrêmement rigide et contient le cerveau, de sorte que toute augmentation de volume dans un espace aussi restreint peut être source de problèmes. Une tumeur cérébrale peut être cancéreuse (maligne) ou non (bénigne). Le développement d’une tumeur, bénigne ou maligne, peut entraîner une augmentation de la pression intracrânienne. Il peut en résulter des dommages cérébraux et, dans certains cas, le décès du patient.

Les tumeurs cérébrales se classent en deux catégories : primitives et secondaires. Les tumeurs primitives naissent dans le cerveau. Selon le centre médical de l’université du Maryland (University of Maryland Medical Center, UMMC), approximativement la moitié des tumeurs primitives sont bénignes. Les tumeurs secondaires surviennent lorsque des cellules cancéreuses gagnent le cerveau à partir d’un autre organe, tel qu’un poumon ou un sein.

Tumeurs cérébrales primaires

Tumeurs cérébrales primaires

Les tumeurs primitives du cerveau naissent dans le cerveau. Elles peuvent se développer à partir de cellules du cerveau, des membranes qui enveloppent le cerveau (les méninges), des cellules nerveuses ou de cellules de glandes. Chez l’adulte, la plupart des types courants de tumeurs cérébrales sont des gliomes et des méningiomes. Les tumeurs primitives peuvent être bénignes ou cancéreuses.

Gliomes

Les gliomes sont des tumeurs qui se développent à partir de cellules gliales. Ces cellules supportent la structure du système nerveux central, l’alimentent, éliminent les délais cellulaires et décomposent les neurones morts. Un gliome peut se développer à partir de cellules gliales diverses, et notamment d’astrocytes, de microglies, d’oligodendrocytes, de cellules satellites et de cellules de Schwann.

Types de tumeurs naissant dans des cellules gliales :

  • tumeurs astrocytaires, telles que les astrocytomes (qui ne sont pas nécessairement cancéreux) ;
  • tumeurs oligodendrogliales ;
  • glioblastomes (forme de tumeur la plus agressive) ;
  • méningiomes (naissent dans les méninges) et schwannomes (apparaissent dans les cellules de Schwann) ;

Méningiomes et schwannomes surviennent la plupart du temps chez des patients âgés de 40 à 70 ans. Les méningiomes sont plus fréquents chez les femmes alors que les schwannomes touchent également les deux sexes. Ces tumeurs sont, en général, bénignes ; elles peuvent néanmoins être mortelles du fait de leur taille et de leur localisation. Les méningiomes et les schwannomes peuvent être extrêmement agressifs.

Autres tumeurs primitives du cerveau :

  • tumeurs de l’hypophyse (la plupart des tumeurs de l’hypophyse sont bénignes) ;
  • tumeurs de la glande pinéale (peuvent être bénignes ou malignes) ;
  • épendymomes (la plupart sont bénignes) ;
  • craniopharyngiomes (concernent principalement les enfants ; bénignes sous le microscope, mais peuvent présenter des symptômes cliniques, tels que des changements de la vue et une puberté prématurée) ;
  • lymphomes cérébraux primaires (malins) ;
  • lymphomes primaires du système nerveux central (malins) ;
  • tumeurs primaires des cellules germinales du cerveau (peuvent être bénignes ou malignes).

Tumeurs cérébrales secondaires

Tumeurs cérébrales secondaires

Les tumeurs cérébrales secondaires constituent la majorité des cancers du cerveau. Elles débutent dans une région du corps avant de gagner le cerveau par métastase. Les cancers du poumon, du sein, des reins ou de la peau peuvent s’étendre au cerveau par métastases. Les tumeurs secondaires du cerveau (métastatiques) sont toujours malignes. Les tumeurs bénignes ne gagnent pas une région du corps à partir d’une autre.

Risques

Facteurs de risque de tumeur cérébrale :

Antécédents familiaux

Le pourcentage de personnes atteintes de tumeur cérébrale dont un membre de la famille a également développé une tumeur cérébrale est faible.

Âge

Le risque de tumeur du cerveau augmente avec l’âge. Les médulloblastomes affectent principalement les enfants.

Appartenance raciale

Les tumeurs du cerveau sont plus fréquentes au sein de la population d’origine européenne. Les méningiomes sont plus fréquents chez les afro-américains qu’au sein de la population de type européen.

Exposition aux substances chimiques

L’exposition professionnelle à certaines substances chimiques peut aggraver le risque de cancer du cerveau

Exposition aux radiations

Le risque de tumeur cérébrale est aggravé par l’exposition aux radiations ionisantes. Les radiations utilisées pour le traitement des cancers et les retombées d’explosion atomique sont des radiations ionisantes.

Antécédents de varicelle

Selon l’association américaine de la tumeur cérébrale (American Brain Tumor Association, ABTA), le risque de tumeur cérébrale est moindre chez les personnes avec des antécédents de varicelle.

Symptômes

Les symptômes des tumeurs du cerveau sont fonction de la taille et de la localisation de la tumeur. Les tumeurs peuvent être cause de dommages directs si elles envahissent les tissus cérébraux et entraînent une augmentation de la pression intracrânienne. La compression de tissus cérébraux par une tumeur en expansion crée des symptômes apparents.

Symptômes les plus courants :

  • Maux de tête
  • Peuvent être plus violents le matin au réveil.
  • Peuvent survenir durant le sommeil.
  • Aggravés par la toux, un éternuement ou l’exercice physique.
  • Peuvent être associés à des vomissements, une vision brouillée, une vision double ou une confusion accrue.
  • Des crises de type épileptique (en particulier chez l’adulte).
  • Une faiblesse d’un membre ou d’une partie du visage.
  • Une modification du fonctionnement mental.

Autres symptômes :

  • maladresse ;
  • pertes de mémoire ;
  • confusion ;
  • difficultés pour lire et écrire ;
  • évolution de l’ouïe, du goût ou de l’odorat ;
  • vigilance réduite (peut inclure des somnolences ou pertes de conscience) ;
  • difficultés pour déglutir ;
  • étourdissements ou vertiges ;
  • problèmes oculaires, tels que des paupières tombantes ou des pupilles de taille inégale ;
  • mouvements incontrôlables ;
  • des tremblements des mains ;
  • perte d’équilibre ;
  • perte de contrôle de la vessie ou des fonctions intestinales ;
  • insensibilité ou picotements d’un côté du corps ;
  • difficultés d’élocution et de compréhension de ce que les autres disent ;
  • changements d’humeur, de personnalité, d’émotions et de comportement ;
  • difficultés pour marcher ;
  • faiblesse musculaire du visage, d’un bras ou d’une jambe.

Symptômes de tumeur de l’hypophyse

Les symptômes suivants peuvent signaler une tumeur de l’hypophyse :

  • écoulement mammaire (galactorrhée) ;
  • absence de menstruation chez les femmes ;
  • développement des tissus mammaires (gynécomastie) chez les hommes ;
  • augmentation de la taille des mains et des pieds ;
  • sensibilité à la chaleur et au froid ;
  • accroissement de la pilosité (hirsutisme) ;
  • hypotension ;
  • obésité.

Diagnostic

Le diagnostic de la tumeur cérébrale passe par un examen physique et l’étude des antécédents médicaux du patient. L’examen physique comporte un examen neurologique très approfondi. Au cours de cet examen, le médecin procède à des tests destinés à déterminer si les nerfs crâniens (c’est-à-dire, les nerfs dont l’origine se trouve dans le crâne) sont intacts. Le médecin va également évaluer votre force et votre coordination musculaires. Cette démarche requiert un examen oculaire effectué au moyen d’un ophtalmoscope. Cet instrument projette une lumière la rétine par la pupille. Le médecin est alors en mesure d’évaluer la manière dont la pupille réagit à la lumière. Il permet également au médecin d’examiner directement vos yeux afin d’identifier une possible dilatation du nerf optique. En cas d’augmentation de la pression intracrânienne, des changements du nerf optique peuvent survenir. Le médecin pourra également tester votre mémoire et évaluer votre aptitude aux calculs mathématiques.

Les tests sont prescrits sur la base des antécédents et de l’examen physique. Le département de neurochirurgie de l’université Pittsburgh (Pennsylvanie, États-Unis) (University of Pittsburgh Department of Neurosurgery) et la clinique Mayo (Mayo Clinic) considèrent les tests ci-après comme utiles au diagnostic des tumeurs cérébrales :

Tomodensitogramme de la tête (avec ou sans contraste)

Un contraste est obtenu, pour un tomodensitogramme de la tête, au moyen d’un colorant spécial qui aide les médecins à voir plus clairement les structures.

IRM de la tête

Un colorant spécial peut être employé, lors d’un IRM de la tête, afin d’aider les médecins à détecter les tumeurs.

Angiographie

Pour cet examen, un colorant est injecté dans une artère (d’ordinaire, au niveau de l’aine). Le colorant est acheminé jusqu’au cerveau par les artères, ce qui permet aux médecins d’examiner l’alimentation sanguine des tumeurs. Ces informations sont utiles au moment de la chirurgie.

Scintigraphie cérébrale

Pour une scintigraphie cérébrale, un colorant radioactif inoffensif est injecté dans une veine. Le colorant est absorbé par la tumeur et les images de son absorption sont capturées sur film.

Radiographie crânienne

Les tumeurs cérébrales peuvent faire évoluer les os du crâne et des radiographies spécifiques montrent les changements survenus. Ces rayons X peuvent également montrer des dépôts calciques parfois contenus dans la tumeur.

Biopsie

Un petit échantillon de tumeur est prélevé et étudié par un neuropathologiste. Une biopsie permet de déterminer si les cellules tumorales sont bénignes ou malignes. Elle permet également d’établir l’origine du cancer : le cerveau (primaire) ou une autre région du corps (secondaire).

Traitement

Le traitement des tumeurs cérébrales dépend de leur type, de leur taille et de leur localisation, ainsi que de l’état de santé général du patient.

La chirurgie est le traitement le plus couramment employé pour traiter les tumeurs cérébrales malignes. Le but est d’éliminer toute trace du cancer sans causer de dommages aux parties saines du cerveau. Si, du fait de leur localisation, certaines tumeurs peuvent être retirées simplement et sûrement, il arrive qu’en raison de leur emplacement, d’autres ne puissent être ôtées qu’en partie. L’ablation d’une tumeur, même partielle, peut être bénéfique pour le patient. Les risques liés à la chirurgie du cerveau incluent l’infection et l’hémorragie. Les tumeurs bénignes dangereuses d’un point de vue clinique sont également retirées chirurgicalement. Les tumeurs cérébrales métastatiques sont traitées conformément aux lignes directrices applicables au type du cancer original.

Une chirurgie peut être combinée avec d’autres traitements, tels qu’une radiothérapie ou une chimiothérapie.

La physiothérapie, l’ergothérapie et l’orthophonie peuvent aider les patients à se remettre après une chirurgie du cerveau.

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