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Santé

Le trouble panique accompagné d’agoraphobie

Les personnes ayant un trouble panique (également connu sous le nom de crise d’angoisse) souffrent de crises soudaines de peur intense et incontrôlable que quelque chose d’horrible soit sur le point de se produire. Leur corps réagit comme dans une situation de danger mortel. Ces crises surviennent sans prévenir et frappent souvent en l’absence de toute situation dangereuse.

Selon Anxiety and Depression Association of America (ADAA), environ 6 millions d’adultes ont un trouble panique (ADAA , 2012). Ceci peut arriver à tout le monde, mais ce trouble est plus courant chez les femmes que chez les hommes.

Les symptômes commencent généralement à se présenter vers l’âge de 25 ans.

Agoraphobie

L’agoraphobie désigne habituellement la peur de se trouver à un endroit dont il ne serait pas facile de s’échapper , notamment un centre commercial, un avion, un train, un théâtre ou un endroit similaire.

Vous commencerez peut-être à éviter les lieux et les situations où vous avez déjà eu une crise de panique auparavant, de peur que cela se reproduise. Cette peur peut vous empêcher de voyager librement ou même de sortir de chez vous.

L’agoraphobie affecte environ une personne souffrant du trouble panique sur trois.

Causes

La cause spécifique des crises de panique est inconnue. Cependant, certaines études ont montré qu’il pourrait exister un facteur génétique. Certaines personnes ayant reçu un diagnostic d’un tel trouble n’ont pas d’autres membres de leur famille ayant le même trouble, mais dans d’autres cas il existe des antécédents familiaux. Par exemple, dans le cas de jumeaux homozygotes, si l’un d’eux a ce trouble, l’autre a 40 % de chances de l’avoir aussi.

Le stress

Le stress peut également jouer un rôle dans le déclenchement de ce trouble. De nombreuses personnes constatent l’apparition de crises quand elles sont extrêmement stressées. Il peut notamment s’agir :

  • de la mort d’un être cher
  • d’un divorce
  • de la perte de l’emploi
  • d’une autre circonstance perturbant votre vie normale

Développement des crises

Un article publié dans la revue Ethology and Sociobiology indique que les personnes affectées constatent habituellement leur première crise quand elles ne sont pas chez elles (Neese, 1987). Les crises ont tendance à survenir sans prévenir. La personne évitera de plus en plus les situations qu’elle considère comme capable de déclencher une crise si elle subit de nouvelles crises. L’anxiété persiste dans les situations où une personne craint qu’elles ne déclenchent une crise, même si ces crises sont de moins en moins fréquentes.

Symptômes

L’agoraphobie est généralement associée à des endroits d’où il serait difficile de s’échapper ou de trouver de l’aide en cas de crise de panique. Ceci inclut les foules, les ponts ou les endroits comme des avions, des trains ou des centres commerciaux.

Autres symptômes de l’agoraphobie :

  • la peur d’être seul(e)
  • la peur de perdre le contrôle dans un lieu public
  • un sentiment de détachement par rapport aux autres
  • un sentiment d’impuissance
  • la sensation que votre corps et/ou l’environnement ne sont pas réels
  • le fait de sortir rarement de chez soi

Crises de panique

En général, les symptômes d’une crise de panique sont particulièrement forts pendant une durée de 10 à 20 minutes. Toutefois, certains symptômes peuvent durer pendant une heure ou plus. Votre corps réagit comme si vous étiez réellement en danger lorsque vous subissez une crise de panique. Votre corps bat plus vite et vous constaterez peut-être des battements plus forts que d’habitude dans votre poitrine. Vous aurez des sueurs et peut-être des vertiges, des étourdissements et des maux d’estomac.

Vous serez essoufflé et vous pourrez avoir l’impression de vous étrangler. Vous aurez peut-être l’impression que votre environnement est irréel et éprouverez un vif désir de vous échapper. Vous aurez peut-être peur d’avoir une crise cardiaque, de perdre le contrôle de votre corps ou même de mourir.

Vous aurez au moins quatre des symptômes suivants :

  • impression d’être en danger
  • besoin de vous enfuir
  • palpitations cardiaques
  • sueurs ou frissons
  • tremblements ou fourmillements
  • essoufflement
  • sensation d’étranglement ou de resserrement dans la gorge
  • douleurs thoraciques
  • nausée ou maux d’estomac
  • vertiges
  • impression que votre environnement est irréel
  • peur de perdre la tête
  • peur de perdre le contrôle ou de mourir

Diagnostic

Les symptômes du trouble panique accompagné d’agoraphobie peuvent être similaires à ceux d’autres problèmes. Par conséquent, l’établissement d’un diagnostic d’un trouble de panique peut prendre un certain temps. La première chose à faire : aller voir votre médecin. Il effectuera une évaluation physique et psychologique complète pour écarter d’autres problèmes pouvant avoir les mêmes symptômes que le trouble panique. Ces problèmes pourraient inclure un trouble cardiaque, un déséquilibre hormonal ou la toxicomanie.

Selon le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM), vous devez répondre à trois critères pour qu’un diagnostic de trouble panique puisse être établi (Mayo Clinic, 2012) :

crises de panique fréquentes et soudaines

  • au moins une crise suivie par un mois ou plus de crainte d’une autre crise
  • absence de lien de causalité entre vos crises de panique et la consommation d’alcool ou de drogues, une aure maladie ou un autre trouble psychologique

Le DSM indique deux critères pour le diagnostic d’agoraphobie :

  • peur de se trouver à des endroits d’où il serait difficile ou embarrassant de partir en cas de crise de panique
  • évitement de lieux ou de situations où vous craignez d’avoir une crise de panique ou d’avoir une sensation de détresse intense

Décrivez vos symptômes très franchement à votre médecin afin d’obtenir un diagnostic exact.

Traitement

Le trouble panique est une maladie réelle qui nécessite un traitement réel. Le traitement est très efficace ; il s’agit habituellement d’une combinaison d’antidépresseurs et de psychothérapie comme la thérapie cognitivo-comportementale. Cependant, votre médecin pourra vous traiter avec soit des médicaments, soit ce type de thérapie. Il est possible d’apprendre à contrôler les crises de panique ou même de les éliminer complètement avec un traitement approprié.

Thérapie

Deux types de psychothérapies sont couramment utilisées pour le traitement du trouble panique accompagné d’agoraphobie.

La thérapie cognitivo-comportementale vous permettra de mieux comprendre l’agoraphobie et les crises de panique. Elle vise à vous permettre d’identifier et de comprendre vos crises de panique, puis d’apprendre à changer vos pensées et vos comportements.

Dans le cadre de cette thérapie, vous devrez :

lire de la documentation à ce sujet

tenir un journal entre les rendez-vous

accomplir certains travaux

Vous devriez commencer à constater les effets de cette thérapie en douze à seize semaines (ADAA, 2012).

La thérapie d’exposition est une forme de thérapie cognitivo-comportementale qui vous aide à réduire vos peurs et vos angoisses. Comme le nom l’indique, vous êtes exposé(e) progressivement à des situations déclenchant de la peur. Petit à petit, vous apprendrez à devenir de moins en moins sensible à ces situations avec l’aide et le soutien de votre thérapeute.

L’intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires a également fait ses preuves pour traiter les crises de panique et les phobies. Cette thérapie stimule les mouvements oculaires rapides qui se produisent normalement quand vous rêvez. Ces mouvements affectent la façon dont votre cerveau traite les informations, et ils peuvent vous aider à voir les choses de façon moins effrayante (ADAA, 2012).

Traitements médicamenteux

Quatre types de médicaments sont couramment utilisés pour traiter le trouble panique accompagné d’agoraphobie.

Les inhibiteurs spécifiques du recaptage de la sérotonine (antidépresseurs) sont une catégorie d’antidépresseurs. Selon la Mayo Clinic, ces inhibiteurs sont habituellement le médicament de première intention pour traiter le trouble panique (Mayo Clinic, 2012). Ils incluent notamment Prozac, Paxil et Zoloft.

Les inhibiteurs du recaptage de la sérotonine-norépinéphrine sont une autre classe d’antidépresseurs considérés aussi efficaces que les inhibiteurs du recaptage de la sérotonine pour traiter les troubles anxieux. Les premiers ont tendance à produire moins d’effets secondaires que les derniers. Les effets secondaires incluent :

  • maux d’estomac
  • insomnies
  • maux de tête
  • dysfonctionnements sexuels
  • élévation de la tension artérielle

Les benzodiazépines favorisent la relaxation et réduisent les symptômes physiques de l’anxiété. Ils sont souvent utilisés aux urgences pour contrôler une crise de panique. Les patients peuvent s’accoutumer à de tels médicaments s’ils sont pris pendant une période prolongée ou à forte dose.

Les antidépresseurs tricycliques sont efficaces pour traiter l’anxiété, mais ils peuvent avoir des effets secondaires importants :

  • vision brouillée
  • constipation
  • rétention urinaire
  • chute de tension soudaine lorsque vous vous levez

Respectez l’ordonnance à la lettre lorsque vous prenez ces médicaments. Ne modifiez pas votre dosage et n’arrêtez pas de prendre ces médicaments sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Il est possible que votre médecin doive essayer plusieurs médicaments différents avant de trouver celui qui vous convient le mieux. Votre médecin vous y aidera.

N’oubliez pas de mentionner à votre médecin tous les effets secondaires que vous pourrez constater afin qu’il puisse effectuer modifications nécessaires. Vous pourriez vous exposer à d’autres problèmes de santé si vous arrêtiez brusquement de prendre ces médicaments. Discutez toujours avec votre médecin avant de modifier votre traitement.

Thérapie non conventionnelle

Selon la Mayo Clinic, des études à petite échelle conduites sur 10 ans auraient montré que l’inositol (par voie orale) peut réduire la fréquence et la sévérité des crises (Mayo, 2012). Il sera cependant nécessaire de confirmer ces résultats. Discutez toujours avec votre médecin de cette thérapie ou d’autres thérapies non conventionnelles avant d’entamer une telle démarche.

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